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Le dé
part se fait assez tôt aujourd’hui car nous avons un programme chargé et à 7h30, nous sommes déjà dans la voiture, tente rangée. Il nous faut traverser entièrement le parc du Yosemite et, dans la mesure où la vitesse est limitée au maximum à 45 mph (miles per hour), il ne faut pas moins de deux heures pour se retrouver de l’autre côté.
Ce matin il fait assez beau et nous croisons de nombreux animaux comme un cerf, un coyote, une espèce de hyène, ainsi qu’une marmotte du cru. Nous nous arrêtons sur différents points de vue. Les lacs à la sortie ne sont pas gelés en partie comme il y a 4 ans mais ils sont toujours aussi calmes et offrent un reflet parfait des montagnes aux alentours.
part se fait assez tôt aujourd’hui car nous avons un programme chargé et à 7h30, nous sommes déjà dans la voiture, tente rangée. Il nous faut traverser entièrement le parc du Yosemite et, dans la mesure où la vitesse est limitée au maximum à 45 mph (miles per hour), il ne faut pas moins de deux heures pour se retrouver de l’autre côté.Ce matin il fait assez beau et nous croisons de nombreux animaux comme un cerf, un coyote, une espèce de hyène, ainsi qu’une marmotte du cru. Nous nous arrêtons sur différents points de vue. Les lacs à la sortie ne sont pas gelés en partie comme il y a 4 ans mais ils sont toujours aussi calmes et offrent un reflet parfait des montagnes aux alentours.
Sur les (mauvais) conseils du guide du routard, nous faisons un détour par Saddlebag Lake mais il n’y a rien d’intéressant à y voir. De plus, le paysage est quelconque et c’est un lac de barrage. Nous faisons toutefois une pause qui nous permet d’avaler un chocolat et quelques tranches de pain en guise de petit déjeuner.
Nous reprenons la route et nous arrêtons à Lee Vining pour prendre un peu d’essence, puis nous passons au visitor center de Mono Lake. Renseignements pris sur les concrétions, nous décidons d’y passer mais plus tard dans la matinée. Pour l’instant, nous nous dirigeons vers la ville fantôme de Bodie. Le temps se gâte un petit peu, mais rien n’est encore critique. Bodie
est perdue au milieu des collines, à 45 min au nord de Mono Lake. C’est une ville champignon datant de la ruée vers l’or (vers 1850) qui est l’une des mieux conservées. Nous commençons par visiter le cimetière. Deux choses sont frappantes : sur les pierres tombales, il y a toujours le pays d’origine du machabée (ce qui nous permet de bien nous rendre compte que les Etats Unis sont tout jeunes car le moindre américain de soixante ans a son grand père qui a fait partie des pionniers qui ont colonisé le nouveau monde). D’autre part, les décès sont souvent prématurés : les adultes meurent vers 50 ans e
t beaucoup d’enfants avant 3 ans, mais on aurait pu s’en douter. Nous nous dirigeons ensuite vers la ville proprement dîte, dont les bâtiments sont bien conservés. De plus, on peut souvent en visiter l’intérieur qui est encore meublé. Des vestiges des engins qui ont permis de travailler à la mine sont visibles un peu partout. Il y a une bonne centaine de bâtiments ici et on peut voir de nombreux détails comme la poste, l’école (où on apprenait encore la géographie de l’Europe), le general store, et … une pompe à esse
nce car on a trop tendance à oublier qu’au début du XXème siècle (car la ville à vécue jusqu’à cette époque là) on se servait déjà d’engins à essence.
nce car on a trop tendance à oublier qu’au début du XXème siècle (car la ville à vécue jusqu’à cette époque là) on se servait déjà d’engins à essence. La visite est très sympa mais toutefois suspendue par un bon orage assorti de grêlons. Nous nous retrouvons donc avec une famille d’Américains, coincés pendant dix bonnes minutes sous l’auvent de la famille Oleson. Ahhhh ouahhhhh (bruit que l’on fait en reposant notre canette, car nous sommes entrain de rédiger le 15 Juillet, dans le camping de Zion. Il est 11h du soir et il fait très chaud).
Nous quittons Bodie pour aller voir les célèbres concrétions de Mono Lake. Sur la route nous vo
yons au loin (mais pas si loin que ça en fait) une tornade qui disparaîtra aussi vite qu’elle est apparue, mais qui est impressionnante.
yons au loin (mais pas si loin que ça en fait) une tornade qui disparaîtra aussi vite qu’elle est apparue, mais qui est impressionnante.Nous arrivons à Mono Lake et il nous faut nous acquiter d’un droit d’entrée de $3 mais nous ne le regretterons pas. Premièrement, c’est très beau, et deuxièmement, le ciel a viré au mauve sombre (suite à l’orage) et le paysage en est d’autant plus beau. En fait, au début, nous râlions car il ne faisait pas assez beau mais c’est tout simplement magnifique. Espérons que les photos arriveront à en donner un faible aperçu.
Il est déjà 1h30 – 2h00 et nous sommes en retard sur le planning. Nous prenons l’autoroute en direction
de la vallée de la mort. Nous nous dirigeons vers le beau temps mais sur notre droite, nous appercevons les orages gigantesques, à l’échelle du pays, qui frappent la Sierra Nevada où nous étions encore ce matin. Un éclair fantastique frappe un sommet et le point d’impact est aveuglant. Le ciel est bizarre : d’un côté il fait beau, de l’autre, le ciel est très sombre, et entre les deux, un imposant nuage d’un orange surnaturel fait la liaison. Quelques dizaines de kilomètres plus tard, nou
s nous apercevrons en fait que ce nuage orange n’est autre que la fumée d’un gigantesque incendie, allumé par la foudre au sud-ouest de Bishop, comme nous l’apprendrons plus tard à la radio. Il est 15h30 et nous arrivons à Bishop. La vue sur l’incendie est superbe. Nous graillons un hamburger chez Burger King et repartons aussi sec vers la vallée de la mort. Nous descendons de plus en plus en altitude et il fait de plus en plus chaud. Le vent est brûlant. Nous troquons les sandales contre les chaussures de randonnée qui vont b
ientôt nous être très utiles si on ne veut pas avoir la plante des pieds grillés. Nous entrons sur le territoire de la vallée de la mort vers 18h30 et nous arrêtons au premier point de vue. La chaleur est accablante et pourtant ici, nous sommes encore en altitude. Il doit faire une dizaine de degrés de plus au fond de la vallée. Un réservoir d’eau non potable est disponible pour les radiateurs des voitures qui auraient du mal à supporter le voyage.

Nous descendons pour voir le coucher de soleil sur les dunes de sable, mais elles sont beaucoup plus loin que l’on peut l’imaginer et la vallée dans laquelle nous venons de plonger n’est en fait qu’une petite vallée parallèle à la vallée proprement dîte, mais faisant déjà partie du parc national (dont la superficie s’approche de celle de la Corse). Il nous faut donc traverser une nouvelle série de montagnes pour enfin être au pied de
s dunes, mais il est déjà très tard et 10 minutes plus tard, le Soleil est sous l’horizon. Le coucher est toutefois somptueux et indescriptible. Nous sommes au milieu de nulle part, la chaleur est suffocante mais nous ne transpirons pas. Nous voilà comme dans un bain très chaud, mais un bain sec. Je respire par la bouche et ai la gorge très sèche. Le paysage qui nous entoure, dans son ensemble, vire au rose et la lumière est complètement surréaliste. C’est trop beau. C’est le pied. 
Nous rentrons dans la voiture, et la climatisation fait son travail très efficacement. C’est alors que nous commençons à suer abondament. La chaleur dehors était si forte que la sueur évacuée par nos pores n’avait pas le temps de s’accumuler en gouttes et s’évaporait presque instantanément. Nous buvons beaucoup d’eau (ici, on perd un litre d’eau par heure sans faire le moindre effort).
La nuit est tombée. Des images encore plein la tête, nous arrivons au Furn
ace Creek Ranch où nous avons réservé une chambre (mon expérience d’il y a quatre ans en camping ayant été une catastrophe, avec une température de 32°C au plus froid de la nuit). La chambre est très correcte et la climatisation évidemment indispensable. Aujourd’hui, ici, au plus fort de la journée, il a fait 52°C sous abri. Le temps de déposer nos affaires, nous ressortons pour aller profiter de la piscine et là, surprise, une tempête de sable est déclench
ée, et des orages éclatent au loin sur les montagnes. Le vent est cinglant, très très chaud et emporte avec lui des millions de grains de sable qui sont autant d’aiguilles qui nous transpercent. Il faut impérativement se protéger les yeux. On attend que ça se calme et on va se baigner dans une eau à plus de 30°C. La sensation est bizarre : elle nous semble froide mais dès qu’on est dedans, on est très bien et l’eau est même très chaude si on s’immerge complètement. Dès que l’on met la tête hors de l’eau, la sensation n’est pas la même car il y a encore beaucoup de vent. On fait au passage une petite expérience de thermodynamique (c’est le métier qui ressort !). On sort de l’eau et on a froid, jusqu’à ce que l’on soit sec et alors on a très chaud. On vient de réinventer le frigo avec l’évaporation de notre corps mouillé. Nous rentrons dans la chambre, matons un film fort intéressant mais je ne me souviens plus du titre, rédigons le journal de la veille et nous nous couchons vers 1h ou 2h du matin.






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