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Nous sommes en l’an de grâce 2002, le dixième jour du septième mois exactement. Tout est calme dans la petite cité de San Francisco quand soudain (et là je dis soudain pour captiver mon auditoire car en réalité il n’y a aucune trace de soudainité) quand soudain donc : nous nous réveillons comme tous les jours. Néanmoins, ce réveil n’est pas ordinaire. En effet nous avons courageusement décidé de nous lever à 6h30 car c’est le grand jour.
Nous ouvrons donc un œil sur les coups de 7h30 et nous levons courageusement vers 8h15. Il n’y a plus rien à déjeuner et Yohann part directement, et pour la dernière fois, au travail tandis que je prépare mes affaires de cowboy. A 9h45 je vais le rejoindre et suis accueilli avec un sourire immense : il vient d’avoir son amie Claire au téléphone, nous avons rendez vous à Las Vegas samedi à minuit. Nous allons chercher la voiture chez Avis, et là nouvelle surprise : les $722 ardemment négociés avec Giovanni se sont « magiquement » transformés en $795. Il faut de nouveau discuter 30 minutes pour obtenir un misérable $750. La journée commence bien.
L
a voiture est une Pontiac Gram ma. Elle a de la geule et 25515 miles au compteur (il fallait le noter : c’est fait). Elle possède toutes ces fonctions typiques de l’Amérique : l’air conditionné bien sûr, mais également une boîte automatique et l’autocruise, petit bouton magique qui prend le contrôle de l’accélérateur et permet de rester à vitesse constante sans rien toucher, tant que l’on n’est pas en descente. Autre annecdote amusante : la voiture est équipée d’un système qui régule le volume de l’autoradio en fonction de notre vitesse. Lorsqu’on ralenti, le volume baisse. C’est pratique mais parfois énervant. Heureusement, c’est débrayable. A midi, Yohann revient en même temps que Christina, qui nous propose de partager son repas pour la dernière fois. Nous acceptons avec plaisir, mais le temps des adieux (provisoires) arrive et Christina accepte une bise de notre part en échange d’un baiser papillon de la sienne. Il est 1.30 et nous quittons Berkeley pour 16 jours. Nous passons faire quelques courses chez Safeway, puis nous prenons la route dans la direction de San Jose puis celle du parc national du Yosemite.
De nombreux souvenirs m’assaillent tout au long de la route. Je ressens à peu près le même genre de choses que lors de mon arrivée à San Francisco. Les collines couvertes d’herbe jaunie par le Soleil, les autoroutes en béton, les virages relevés, les vergers le long de la route, les panneaux me semblent à la fois étrangers et familiers. Nous nous arrêtons pour prendre de l’essence, et la chaleur étouffante de l’Ouest américain nous assaille. Le temps de faire le plein et d’acheter un bloc de glac
e, nous repartons. Vers 18h, nous nous arrêtons au Yosemite Lakes, terrain de camping sympathique situé à 5 Mi de l’entrée du parc du Yosemite. La nuitée est un peu chère ($22) mais l’ambiance est bonne, et nous y passerons deux jours. Nous montons la tente, allons manger un morceau à la boutique de la station essence située sur le terrain, puis allons dans la salle télévision où la très gentille et très grosse dame de l’accueil nous laisse recharger les batteries du caméscope. Nous en profitons pour rédiger le journal des jours précédents. Après quelques phrases échangées avec nos voisins allemands, nous nous couchons vers minuit.





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