jeudi 18 juillet 2002

Une belle découverte


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À l'origine, cette journée devait être tranquille, avec peu de visites : retourner visiter Arches NP puis rouler jusque Durango où aucun coucher de soleil ne nous attend particulièrement, voilà tout ce qu'il y avait à faire. Mais voilà, il a fallu que nous voyions que Canyonland n'était pas loin pour que notre curiosité nous pousse à y faire un détour (c'était en fait pire qu'un détour puisque la route y conduisant se termine par un gigantesque précipice qui nous forcera à revenir sur nos pas pratiquement jusqu'à notre camp de base). Bref, tout ça a fait que nous sommes en mode « on a le temps » et que ... nous prenons notre temps pour décoller ce matin.

Le rituel habituel, repliage sommaire de la tente, dégonflage partiel du matelas pour qu'il puisse rentrer dans la voiture (nous n'avons pas de gonfleur et donc ça fait moins à regonfler à la bouche s'il est déjà un peu gonflé), vérification du niveau de glaçons dans la glacière, et hop, go ! Direction Arches pour voir les autres merveilles que ce parc a à nous offrir. Entre autres, il y a Double Arch, où commence Indiana Jones 3, vous savez, les petits jeunes qui y trouvent un trésor. Et bien il n'y a pas (ou plus) de trésor... Le site est magnifique : une sorte de plateau rocheux haut d'un bon kilomètre et bordé d'une sorte de barrière de grosses pierres. L'endroit est unique.

Nous quittons maintenant Arches pour aller vers Canyonland. La route du retour nous offre une vue magnifique sur Moab, blottie contre une chaine montagneuse derrière laquelle Canyonland s'étend. Nous empruntons la route en cul de sac et nous nous arrêtons à Dead-Horse Point, où nous sommes accueillis par Leonardo Di Caprio... Enfin presque... Disons que le ranger situé à l'entrée du parc lui ressemble beaucoup mais je doute que ce soit le vrai Leo qui serait là pour son petit job d'été.
Dead Horse Point est un point de vue surplombant une série de cayons. Certainement un endroit où un cheval a oublié de s'arrêter... La vue est vertigineuse, mais bon. C'est un peu décevant. Tout est tellement grandiose qu'on en perd la perspective et qu'on ne se rend pas compte des dimensions de ce que l'on voit (un peu comme le Grand Canyon).

Canyonland est par contre une très agréable surprise. Nous avons envie de décrire ça comme une sorte de résumé des parcs nationaux de l'ouest américain. Des canyons en contrebas, une arche magnifique (mesa arch) accrochée à une falaise, du vide impressionnant. On roule jusqu'au bout du parc, on fait un petit bout du sentier qui borde le plateau. La vue est saisissante. Mais pourquoi diable ce parc n'est-il pas plus connu ?

L'heure tourne et il est temps de reprendre le volant pour Durango, dans le Colorado et de quitter l'Utah (ski !). On s'arrête toutefois dans un "Hogi Yogi, the frozen yogurt", où on essaye de commander sans succès une glace. Enfin, si, on a un certain succès mais ce n'est pas la glace que nous voulions... En effet, il y a quatre ans, le problème avait été le même : les petites serveuses sympathiques ont un accent à couper au couteau. On est au fin fond de l'Amérique, ne l'oublions pas. Et la communication est des plus difficiles (imaginez un paysan du Sud Ouest burriné par le soleil ayant vécu 10 ans en Alsace, et 10 ans en Picardie, ayant donc tous ces accents, mais le tout... en Anglais). Sur la route, par la suite, le temps se gâte un peu et on arrive de nuit. On évite de monter la tente sur la voie ferrée qui traverse le camping et on part manger un Whopper de chez Burger King. La tente est en place pour deux nuits. Ici encore, beaucoup de moustiques nous tournent autour et rendent la rédaction du blog pénible.

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