Réveil plutôt tranquille mais tôt, vers 6h30. Yohann rentre dans la chambre. Il vient de regarder la coupe du monde à la télé (et oui, 9 heures de décalage horaire quand même par rapport à chez nous). Pour ma part, le repos fut court mais très réparateur. Cependant, il manque encore un petit quelque chose… Après la toilette (décidément, les Américains ne peuvent même pas utiliser le même genre de robinet que nous !), on va préparer le petit déjeuner. La cuisine de la
fraternité est un vaste foutoir, dans lequel on trouve pêle mêle des livres de recettes, des ustensiles de cuisine, et des ingrédients. Une cuisine quoi… Cependant, ces ingrédients, on ne les trouve pas partout chez nous. La plupart du temps, on peut les trouver au rayon animalier, ou aux produits d’entretien. Mais de là à dire que l’on peut en manger… De même pour les ustensiles et les recettes. On trouve aussi un « can-crusher », appareil magique servant à écraser les canettes de soda. Very funny. Je n’utiliserai pas le terme irréprochable pour parler de l’hygiène de la cuisine, mais bon… je devr
ais rentrer vivant… Les éléments communs (étagères et frigos) sont séparés en «cases» qui permettent à chacun d’entreposer ce que bon lui semble. Et on peut alors constater que chacun cherche à retrouver ses habitudes. Par un vrai tour de force, Yohann a trouvé du nutella et du nesquick, ainsi que de la confiture Bonne-Maman ici, à Berkeley. De nombreux autres locataires de la fraternité sont asiatiques d’origine et leurs « cases » reflètent largement leurs origines.
fraternité est un vaste foutoir, dans lequel on trouve pêle mêle des livres de recettes, des ustensiles de cuisine, et des ingrédients. Une cuisine quoi… Cependant, ces ingrédients, on ne les trouve pas partout chez nous. La plupart du temps, on peut les trouver au rayon animalier, ou aux produits d’entretien. Mais de là à dire que l’on peut en manger… De même pour les ustensiles et les recettes. On trouve aussi un « can-crusher », appareil magique servant à écraser les canettes de soda. Very funny. Je n’utiliserai pas le terme irréprochable pour parler de l’hygiène de la cuisine, mais bon… je devr
ais rentrer vivant… Les éléments communs (étagères et frigos) sont séparés en «cases» qui permettent à chacun d’entreposer ce que bon lui semble. Et on peut alors constater que chacun cherche à retrouver ses habitudes. Par un vrai tour de force, Yohann a trouvé du nutella et du nesquick, ainsi que de la confiture Bonne-Maman ici, à Berkeley. De nombreux autres locataires de la fraternité sont asiatiques d’origine et leurs « cases » reflètent largement leurs origines. Nous prenons le petit déjeuner dans une petite salle de télévision, devant WB TV (Warner Bros TV). Les pubs à destination des adolescents sont plutôt amusantes, mais nous n’aurons pas le droit ce matin à la fameuse pub de « l’aspirateur à pus », sorte d’appareil magique permettant de crever les boutons d’acné et des les aspirer, et tout ça pour seulement 95 US$ Maryse, appelez avant 10 heures.
La salle dans laquelle nous mangeons est équipée de deux canapés et d’un ventilateur, dont la particularité est de concentrer un maximum de poussière et d’acariens (250 milliards au centimètre carré). Cela dit, les locaux sont tout de même salubres, n’exagérons rien. Enfin… pas trop insalubres disons…
Un
petit tour dans la maison permet de découvrir qu’elle est extrêmement vaste et peuplée d’animaux bizarres appelés « Etudiants de l’Université de Berkeley ». Nous rencontrons Jeremy (voir ci-contre), le « House Manager », puis Harley (photo suivante), le fils de David (cherchez le pauvre jeu de mot), et sa copine Moe Moe dont la particularité est de s’habiller court alors qu’un anorak, un pantalon et une cagoule permettraient de mieux l’apprécier. Une chose est sûre à l’issue de ces rencontres : l’Américain moyen ne sera j
amais capable de prononcer correctement mon prénom. Le son « ain » ne passe pas ! Le rez de chaussée de la maison est doté d’un gigantesque salon dans lequel trônent 4 ou 5 canapés et un piano à queue. Une salle à manger très grande également. Au premier se trouvent les chambres. Au sous-sol, la machine à laver, la salle billard avec un autre salon et home-cinema inclus.
petit tour dans la maison permet de découvrir qu’elle est extrêmement vaste et peuplée d’animaux bizarres appelés « Etudiants de l’Université de Berkeley ». Nous rencontrons Jeremy (voir ci-contre), le « House Manager », puis Harley (photo suivante), le fils de David (cherchez le pauvre jeu de mot), et sa copine Moe Moe dont la particularité est de s’habiller court alors qu’un anorak, un pantalon et une cagoule permettraient de mieux l’apprécier. Une chose est sûre à l’issue de ces rencontres : l’Américain moyen ne sera j
amais capable de prononcer correctement mon prénom. Le son « ain » ne passe pas ! Le rez de chaussée de la maison est doté d’un gigantesque salon dans lequel trônent 4 ou 5 canapés et un piano à queue. Une salle à manger très grande également. Au premier se trouvent les chambres. Au sous-sol, la machine à laver, la salle billard avec un autre salon et home-cinema inclus. Il est 10h30, et j’accompagne Yohann à son travail, dans le « Cory Hall » de l’université. Les souvenirs de la région remontent : il fait beau, mais pas trop chaud. En fait, on ne sue jamais ici. Cependant, dès que le soleil se cache, je suis sûr que la température descend en dessous de 20°C. Les trottoirs en béton, les jolies maisons s’alignent. Des palmiers gigantesques nous surplombent. Mais une forte fatigue m’assaille. Je visite l’antre de Yohann, sans fenêtre et bondée d’appareils électroniques. Puis je rentre pour aussitôt m’allonger et dormir un peu. Il faut s’y mettre, au décalage horaire ! Une heure plus tard, à nouveau en forme, je me lève et prépare mes affaires pour aller faire un tour.

Je visite le campus de l’université. Il est constitué de nombreux bâtiments, plutôt gigantesques.Ils ressemblent pour la plupart aux bâtiments comme ceux que l’on trouve au museum d’histoire naturelle à Paris par exemple, sauf que là, ils sont très propres et blancs. Il fait très beau. Le cadre est magnifique et verdoyant, verdoyant de la végétation que l’on trouve en Californie… Flâner ici est un vrai plaisir. Le campus grouille d’étudiants aux looks très divers.
Le culte de la vie américaine est très visible ici : rollers, skate, cours en extérieur au Soleil, etc…
Mais il reste un fond de contestation, vestige des années 60. Par exemple, on trouve sur la route qui va de la fraternité à l’université, au croisement de Leroy Ave et Ridge St, en plein milieu de la rue, un arbre, que les voitures doivent donc contourner, symbole de la culture libertaire typique de cette région de la Californie. Il est ici.Je vais ensuite m
e promener dans Berkeley, et prendre contact avec la réalité. Les SDF sont
très nombreux ici, et invisibles. Les gens ne les voient pas, et ils ne voient pas les gens. Certains font cependant la manche. On trouve vraiment de très grosses personnes également dans la rue. Disons pour schématiser que « nos » grosses personnes peuvent être considérées effectivement comme grosses ici, mais ce sont des poids plumes comparés à certains ! Ceci dit, il ne faut pas exagérer. Même s’il y a plus de gros ici qu’en France, ce n’est pas si énorme que ça, sans mauvais jeu de mots.
e promener dans Berkeley, et prendre contact avec la réalité. Les SDF sont
très nombreux ici, et invisibles. Les gens ne les voient pas, et ils ne voient pas les gens. Certains font cependant la manche. On trouve vraiment de très grosses personnes également dans la rue. Disons pour schématiser que « nos » grosses personnes peuvent être considérées effectivement comme grosses ici, mais ce sont des poids plumes comparés à certains ! Ceci dit, il ne faut pas exagérer. Même s’il y a plus de gros ici qu’en France, ce n’est pas si énorme que ça, sans mauvais jeu de mots.
Les magasins de hamburgers, hot-dogs, chineese and mexican food se suivent et ne se ressemblent pourtant pas tous. Je flâne à travers Berkeley, et rentre à la fraternité pour lire un peu. 5 minutes plus tard, Yohann arrive, et nous partons en BART à San Francisco. Sur le trajet, nous admirerons une voiture tuning, entièrement recouverte de CDs collés, comme des écailles, et avec une crête sur le dessus ! Ne parlons pas de l’intérieur. Un manège forain serait jaloux.
30 min
utes plus tard, nous sortons à Montgomery Street. Là, l’ambiance n’est plus la même, et surtout, plus de Soleil et un vent glacial ! Je remets un pull d’urgence, et nous nous baladons dans les rues. SDF encore et toujours, plaques d’égoûts qui fument, buildings gigantesques (nous sommes dans le quartier financier). Le drapeau arc-en-ciel de la communauté gay flotte dans Market Street. La Gay Pride aura lieu ce week-end ici. Union Square a changé : plus de pelouse mais un parking sous-terrain en construction ! Pour protéger les palmiers, on leur a fait des « chignons ».
utes plus tard, nous sortons à Montgomery Street. Là, l’ambiance n’est plus la même, et surtout, plus de Soleil et un vent glacial ! Je remets un pull d’urgence, et nous nous baladons dans les rues. SDF encore et toujours, plaques d’égoûts qui fument, buildings gigantesques (nous sommes dans le quartier financier). Le drapeau arc-en-ciel de la communauté gay flotte dans Market Street. La Gay Pride aura lieu ce week-end ici. Union Square a changé : plus de pelouse mais un parking sous-terrain en construction ! Pour protéger les palmiers, on leur a fait des « chignons ».Nous allons manger vers 19h00 dans une pizzéria "à la part". C’est fréquent ici : les pizzas préparées sont gigantesques, avec de la pâte épaisse (mais légère) et vendues à la part (une part fait bien 20x30 cm tout de même !). En ressortant, il fait très froid et je suis à nouveau très fatigué. Nous rentrons presque directement, toutefois en passant devant 2 ou 3 boutiques dans lesquelles on vend des trucs roccoco et gigantesques : fontaines, sculptures et trucs bizarres et brillants sont entassés. 21h00. Retour à la fraternité. Je m’écroule.
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